Quelle saveur de gouvernement avons-nous ici ? Au milieu du drame de cette semaine concernant l’expulsion de Suella Braverman, on a trop parlé d’un revirement vers le « centre ». Le bruit et la fureur de sa lettre empoisonnée et les diatribes de ses partisans d’arrière-ban accusent Rishi Sunak d’abandonner les véritables valeurs conservatrices. La résurrection de David Cameron au poste de ministre des Affaires étrangères est présentée, pour des raisons qui dépassent l’entendement, comme une indication de la nouvelle modération de Rishi Sunak.
La semaine prochaine montrera s’il s’agit là de quelque chose de plus qu’un changement de style vide de sens : le chillaxing Cameron s’est toujours contenté d’un étonisme léger qui masquait la véritable brutalité de son projet d’austérité. Mais la substance de tout gouvernement est jugée par la manière dont il obtient et dépense l’argent du pays : sa personnalité se révèle dans les chiffres du Trésor. La déclaration d’automne de mercredi prochain sera la grande révélation de ses priorités, de ses valeurs et de sa nature politique.
Ne retenez pas votre souffle devant une conversion damascène qui abandonne la méchanceté fiscale de 13 ans, en pinçant et ...
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